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Résidence d’écriture de documentaires scientifiques

Depuis 2020, le centre de résidence De l’écriture à l’image et l’Association science & Télévision (AST) sont associés pour intégrer à la résidence d’écriture documentaire (créée 2009) l’accompagnement de projets de documentaires à caractère scientifique, aux côtés des autres documentaires de création.

Cette résidence a pour vocation d’accompagner des auteurs de tous horizons vers l’écriture documentaire pour la télévision et le cinéma.

Cette résidence d’écriture fait partie des différentes actions de l’Incubateur AST / Pariscience, pour faciliter l’émergence de nouveaux talents et la naissance et le développement de projets de documentaires scientifiques. Parmi les autres actions de cet incubateur : le Salon des idées scientifiques, les appels à projets et concours, et Symbiose – compétition de courts métrages en 48h.

La résidence a lieu en mai (1 semaine) et septembre (2 semaines) à Saint-Quirin, petit écrin au centre des Vosges, à mi-distance de Nancy et Strasbourg.

Les résidents sont accompagnés par deux tuteurs :

  • Laurent Dené (Sancho&Co)
  • Vincent Gaullier (Look at Sciences)

Pour en savoir plus : https://ecritureimage.fr/documentaire/

PROJETS DOCUMENTAIRES à caractère scientifique qui ont été accompagnés au sein de la résidence

2021

Un robot dans la tête

De Bérangère Lallemant
Bertrand est inventeur éclairé aux airs un peu allumés. Lorsque sa mère décède d’une tumeur cérébrale, il s’interroge : aurait-on pu la sauver ? Dix ans plus tard, entouré de chercheurs, il imagine un micro robot qui voyagera dans le cerveau pour soigner. Une nouvelle médecine va naître. Un robot dans la tête se glisse dans le cerveau alternatif de ces visionnaires et observe le travail des idées, l’énergie de l’engagement, la force de l’éthique face aux lois de la physique, de la médecine et à celles du marché.
Productrice : Camille Laemlé (Les films d’ici)
Aides obtenues
: Aide à l’écriture, CNC – Brouillon d’un rêve, SCAM
Bio
: Après des études de graphismes et de typographie à l’École Estienne puis à l’Imprimerie Nationale, je travaille comme graphiste freelance pour des galeries et centres d’arts contemporains, des labels de musiques, des festivals. De 1997 à 2012, je réalise des génériques d’émissions et des habillages de chaines de télévision des programmes courts, ainsi que les génériques et affiches des films de Henri-François Imbert. Je me spécialise finalement dans le design d’applications interactives pour la télévision et assure, de 2010 à 2018, la direction de création du studio de design au sein de la société Cisco. En 2017, je décide de quitter les nouvelles technologies et les multinationales. Je veux profiter de mes expériences et « raconter des histoires ». Depuis, je réalise des séquences animées et génériques pour des films documentaires, des sujets pour l’émission Karambolage et des films pour le digital.

Mars, Vénus, Uranus. Voyage dans les bases biologiques des genres

De Francesca Barbieri
Un documentaire scientifique pan genre. Dans l’atmosphère onirique d’une vieille maison où des évènements étranges se succèdent, Uranus mène sa quête intime d’identité́. A ses interrogations font écho les explications des scientifiques dans leur laboratoire. Dans une alternance entre la maison et les laboratoires, on découvrira comment les hormones orchestrent la différenciation cérébrale qui fait de nous des hommes et des femmes. Le décryptage de ces mécanismes nous dévoilera la nature mosaïque du cerveau et ouvrira à l’existence d’un certain nombre de sexualités et de plusieurs genres.
Producteur.trice : en recherche
Aide obtenue : Brouillon d’un rêve, SCAM (en attente)
Bio : Après des études de Physique à l’Université́ de Rome et un doctorat en Neurosciences à l’école Polytechnique de Turin, je poursuis mes recherches scientifiques en Neurosciences pendant dix ans en Italie, en Espagne et en France. En suivant tout d’abord une approche théorique issue de la physique, je m’intéresse de plus en plus à la biologie expérimentale. Entre 2015 et 2019, je franchis le pas et je me mets à l’électrophysiologie sur un sujet de biologie du comportement social dans un laboratoire de l’Université́ Paris-Descartes. En 2019, je décide de donner un tournant à ma vie. Je veux conjuguer mon amour pour le cinéma documentaire avec ma passion pour les sciences. Je profite d’une année sabbatique pour me former au cinéma documentaire, au montage vidéo et pour rédiger mon premier projet de documentaire scientifique.

Les trouvailles

D’Olivier Pagani & Julien Aillet
Depuis 200 ans, le Musée d’Histoire Naturelle de Lille accumule les objets dans un espace qui n’a pas bougé́ depuis plus d’un siècle. Aujourd’hui, il ferme pour travaux et dans les réserves, fortes d’un demi-million d’objets, les choses vont être envisagées différemment. Ici tout a déjà̀ été trouvé mais ce qui a changé́, c’est le rapport de l’homme à la nature et à sa nature. Bientôt, le Musée aura doublé de volume et fait un saut dans le temps. Des objets circuleront entre les réserves et les vitrines, des masques et des machines feront irruption au milieu des animaux et des cailloux, des questions nouvelles se poseront sur des objets anciens. Comme dans tout déménagement, chacun fait ses propres trouvailles.
Producteur.trice : en recherche
Bio : Olivier Pagnani est réalisateur et enseignant. Il réalise Les indiens, un documentaire sur l’imaginaire (Festival du film d’éducation – Helsinki, Production : Supermouche, dscubba) ; ou Romani Street view, un voyage scolaire documentaire (Festival Les rendez-vous de l’histoire – Blois, Rencontres sciences et cinéma – Marseille, Production : dscubba). Julien Aillet est comédien et metteur en scène. Au fil des années, il a eu l’opportunité de mener un grand nombre de projets impliquant des publics très divers, en milieu urbain ou rural. Cela a formé chez lui un grand goût pour l’écoute et l’observation des personnes, des groupes sociaux et des mondes. Derniers projets : Les indiens d’Olivier Pagani (conseil à l’écrutire, story-boarder, décorateur) ; L’âge d’or, laboratoire de recherche théâtral autour de l’archéologie (metteur en scène).

2020

Majorana

De Marie-Elise Beyne
Le 25 mars 1938, le jeune physicien Ettore Majorana embarque sur un navire en direction de Palerme. Et disparaît. Son corps n’a jamais été retrouvé. Quels sentiments l’ont poussé à prendre cette décision ? Au moment où le fascisme gagne une partie de l’Europe, a-t-il pressenti que ses découvertes sur l’atome pourraient être utilisées pour créer des armes nucléaires ? Que nous enseigne sa disparition ? Qu’a-t-il cherché à nous révéler en s’effaçant ?
Producteur : Thomas Schmitt (La chambre aux fresques)
Aide obtenue : Aide à l’écriture, Région Nouvelle Aquitaine
Bio : Marie-Elise Beyne réalise des documentaires historiques, politiques, pour la télévision. Elle développe ensuite un film en résidence à Lussas, Revoir Cergy sur la ville nouvelle où elle a grandi. Ce travail personnel sur le paysage se poursuit aujourd’hui pour l’Observatoire Photographique des Paysages. En 2019, elle co-réalise Dans la maison rouge, un film dans lequel la maison du peuple de Limoges devient la chambre d’écho de récits de militants. Filmer les lieux, ce qui s’y passe, s’y est passé, est au centre de son travail.

Dans mes bras (ex Les neuroprothèses)

De Clément Champiat 
Dans un centre de rééducation, près de Nantes, Théo, un jeune homme de 21 ans, entame un protocole de réadaptation difficile, à la suite de l’amputation de son bras gauche. Les avancées techniques et médicales ont récemment donné naissance aux neuroprothèses, une nouvelle génération de membres robotiques, contrôlables intuitivement, par la pensée. Une première française pour un homme, une lourde opération du système nerveux, suivie d’une rééducation incertaine. L’histoire de Théo, c’est celle de la réparation d’un corps incomplet par la fusion homme-machine. Ebranlé par la difficulté physique de la rééducation et le doute quant à la pertinence de son choix, il découvrira qu’une autre voie que la sienne, sans appareillage, est possible. Peu à peu, son regard sur cette technologie va changer. Sa future identité, singulière, sera-t-elle ni tout à fait « manchot », ni tout à fait « comme avant », ni tout à fait « cyborg ». ?
Production : Florent Chevolleau, Anne Rochefort (Magnéto TV)
Bio : Clément Champiat est journaliste TV et ancien ingénieur en environnement et santé. Il a été primé plusieurs fois à l’incubateur de Pariscience pour ses travaux d’écriture et de réalisation. Son activité d’écriture documentaire se concentre sur l’évolution du vivant et les rapports de l’Homme à son environnement.

Turing à la table de jeu (ex IA 2.0)

De David Ernaux 
Faire un logiciel pour jouer au bridge, c’est autrement plus complexe que de créer un champion aux échecs ou au go. Il ne s’agit plus de créer un adversaire qui nous surpasse, mais un partenaire qui nous comprenne et se fait comprendre. L’équipe de la jeune start-up Nukkaï travaille à ce défi d’explicabilité avec une approche originale : l’intelligence artificielle hybride. La compétition approche. Le programme jouera avec des joueurs expérimentés, il devra les convaincre de ses capacités de compréhension du jeu. Est-ce l’ultime étape vers la machine intelligente conceptualisée par Alan Turing il y a 70 ans ?
Producteur.trice : en recherche
Bio : Après une formation en journalisme scientifique, David Ernaux a participé aux émissions E=M6, C’est pas Sorcier et Galilée (La Cinquième). Ses travaux les plus récents sont des séries web-diffusées pour Universcience et CANOPE : Théâtre des Machines, Corpus, Art et Sport. En parallèle, il s’est formé en sociologie des sciences (Centre Koyré) et en histoire des techniques (Paris Descartes), ce qui lui a apporté des éléments de réflexion épistémologique et quelques idées de films.